BUREAU MULTI PAYS  DE L'UNESCO DE BAMAKO
en Collaboration avec

       

 


Le Réseau universitaire Global pour les innovations (GUNI)-  Région Afrique

Le Groupe de travail de l’ADEA sur l’enseignement supérieur

L’Association des Universités Africaines


 

Fonds des Nations  pour L’Enfance


Mali

 

Première Conférence Internationale sur les Filles et les Femmes en Science et Technologie en Afrique

 

Bamako/Mali, du 13-15 Juillet 2009

 

 

Première annonce

 

THEME: AMELIORER LA PARTICIPATION ET LES PERFORMANCES DES FILLES ET DES FEMMES AFRICAINES EN SCIENCES ET TECHNOLOGIE

 

 

 

CONTEXTE ET JUSTIFICATION

 

A la Conférence mondiale de 2007 sur l’enseignement des sciences et de la technologie, tenue à Perth, en Australie, il a été admis que le taux de participation des filles et des femmes en science et technologie en Afrique, était le plus faible de toutes les régions du monde. Le rapport 2008 de la Banque mondiale intitulé « Faire de l’enseignement supérieur le moteur du développement en Afrique subsaharienne »  a également souligné la faible performance des étudiants africains en sciences et technologie, en particulier pour les filles. Plusieurs publications récentes indiquent aussi que l’inscription des filles et des femmes dans les filières scientifiques et technologiques dans les établissements d’enseignement supérieur et leur performance par rapport à celle des garçons et des hommes  sont plus faibles.

 

Au cours des 20 dernières années, ce problème a été abordé à travers l’organisation des conférences, des séminaires et d'ateliers. Cependant, l'efficacité de ces interventions a été compromise par leur irrégularité et le manque de pérennité de ces événements. La série de conférences annuelles qui est proposée a est conçue de façon à remédier aux lacunes constatées et à stimuler des actions capables de conduire à un changement significatif à la disparité de genres dans la scolarisation, la participation et la réussite des filles et des femmes en science et technologie. La perspective est que, dans dix ans, ces conférences auront contribué de façon substantielle  à la réduction de la disparité de genres dans les sciences et la technologie.

 

Un certain nombre d’éléments justifient la pertinence de ce projet. En effet, il est maintenant généralement admis que dans la société de l'économie des savoirs, la science, la technologie et l'innovation jouent un rôle majeur dans la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement. Dans ce contexte, il est nécessaire de renforcer et de soutenir les efforts déployés par les Etats africains et toutes les parties prenantes pour parvenir à la parité de genres dans les sciences et la technologie en Afrique.

 

Plusieurs facteurs contribuent au faible taux de participation et de performance des filles et des femmes dans les domaines des sciences et de la technologie et à leur manque de motivation pour l'apprentissage des sciences et de la technologie. Il s'agit notamment de l'absence de politiques pertinentes, du manque de pertinence des programmes et des méthodes pédagogiques vis-à-vis du genre, du contenu inapproprié des manuels d’apprentissage et des attitudes et pratiques socioculturelles négatives. Il est donc admis que la réalisation de la parité de genres dans les sciences et la technologie devrait reposer sur une combinaison appropriée de stratégies fondées sur les leçons tirées des bonnes pratiques et d'expériences réussies  aux niveaux national, régional et international.

La parité de genres en sciences et technologie a été recommandée au cours de plusieurs conférences nationales, régionales et internationales, y compris le 4ème Forum mondial sur les femmes (Beijing, 1995), la consultation UNESCO / FAWE sur le thème "Les filles et les femmes en sciences et technologies en Afrique: Défis et opportunités pour le 21e siècle "(Arusha, 1997),
la Conférence mondiale sur les sciences (Budapest, 1999), le Congrès panafricain des scientifiques et décideurs politiques (Alexandrie, 2006) et la Conférence extraordinaire du Conseil des Ministres des science et de la technologie de l’Union africaine ( Le Caire, 2006).

Plusieurs initiatives ont été entreprises pour attirer les filles et les femmes dans les filières scientifiques et technologiques. Ces initiatives portent sur la sensibilisation et le plaidoyer auprès des décideurs politiques et des législateurs, l’intégration du genre dans les politiques et les programmes des sciences et technologie, les mesures incitatives telles que les bourses d'études et les prix ,les stages pour les filles et les femmes, le renforcement des capacités des établissements d’éducation dans le domaine de  l'orientation scolaire et professionnelle, la mise en place des programmes de « coaching », la révision des curricula et la mise en place des programmes qui apportent des réponses appropriées au rôle des enseignants et des parents dans la promotion de la participation et des performances des filles et des femmes en sciences et technologie.

Au niveau régional africain, les stratégies actuellement mises en œuvre en vue de promouvoir la parité entre les sexes comprennent le Plan d'action pour la réalisation de la 2ème décennie de l'éducation en Afrique (2006-2015), le Plan d'action consolidé pour les sciences et la technologie en Afrique, le lancement par le Sommet de l'Union africaine des chefs d'Etat et de gouvernement de l'année 2007 comme année de développement des institutions et des champions de la science la technologie et l’innovation en Afrique, les conférences régionales de l’Union africaine sur les femmes en sciences et la politique de l’Union africaine sur le genre.

 

En tant que principale agence des Nations Unies ayant un mandat en sciences et technologie, l'UNESCO joue un rôle majeur dans la promotion de la parité de genres et l'élargissement des opportunités pour les filles et les femmes dans les domaines des sciences et de la technologie. En effet, en 1996, l'UNESCO a sélectionné les femmes et de l'Afrique parmi les priorités de sa Stratégie à moyen terme pour la période 1996-2001 et a lancé le  Projet spécial de six ans sur « l’enseignement scientifique, technologique et professionnel des filles en Afrique ». En outre, l'UNESCO a choisi deux priorités mondiales pour sa Stratégie à moyen terme pour la période 2008-2013: «L'Afrique et l'égalité des sexes". En ce qui concerne l'Afrique, l'UNESCO s'est également engagé à appuyer la mise en œuvre du Plan d'action consolidé pour les sciences et la technologie en Afrique (2008-2013), en particulier par la mise en œuvre de trois projets phares, à savoir: le renforcement des capacités de formulation des politiques scientifiques et technologiques , l’enseignement des sciences, de la technologie et de l’ingénierie et la création du « Campus virtuel africain ».


En dépit de ces réalisations, des efforts soutenus sont encore nécessaires afin d'améliorer la participation et les performances des filles et des femmes dans l'enseignement scientifique et technologique. C'est dans ce contexte que l'Union africaine a organisé la première Conférence africaine sur les femmes et la science, à Johannesburg, du 29  au 31 août 2007 dans le cadre de la mise en œuvre de
la Déclaration sur la science, la technologie et la recherche scientifique pour le développement adoptée par les chefs d'Etats et des gouvernements d’Afrique à leur 8e session ordinaire tenue en Janvier 2007 à Addis-Abeba en Ethiopie.


La 1ère Conférence internationale sur les filles et les femmes en sciences et technologie en l'Afrique peut être considérée comme un suivi à la conférence de Johannesburg. En effet, elle fournira l'occasion de présenter un rapport d’étape sur la mise en œuvre de la "Déclaration de Johannesburg" et abordera certains thèmes discutés et recommandations adoptées à Johannesburg, à la fois du point de vue des perspectives africaines et internationales en vue de tirer les leçons pertinentes pour l’Afrique, des bonnes pratiques et des expériences réussies en Afrique et dans les autres régions du monde. D’autres sous-thèmes seront inclus dans le programme de la conférence. Comme indiqué plus haut, cette conférence est la première d’une série de conférences qui visent à réduire sensiblement la disparité de genres en sciences et technologie.

 

OBJECTIF GENERAL
 
Contribuer à la promotion de la parité de genres en sciences et technologie en Afrique.

 

LES OBJECTIFS SPECIFIQUES

 

THEME

Le thème de la conférence est "Améliorer la participation et les performances des filles et des femmes africaines en sciences et technologie ".

 

SOUS-THEMES

1. Motiver et encourager les filles et les femmes à choisir des études et des carrières en  

    Sciences et technologie ;
2. Intégration de l'équité entre les sexes dans les politiques et les programmes nationaux

    des sciences, de la technologie et l'innovation ;
3. Utilisation des technologies de l'information et de la communication (TIC) pour

    améliorer la participation et les performances des filles et des femmes dans l’éducation 

    scientifique et technologique ; et
4. Coopération régionale et internationale sur les filles et les femmes en sciences et en

    technologie pour l’Afrique.

 

RESULTATS ATTENDUS

 

LES PARTICIPANTS

 

La conférence devrait réunir au moins les participants ci-après :

 

LANGUE

Les langues de travail de la conférence sont le français et l’anglais. Les communications, les résumés, les articles et les posters doivent être rédigés dans l’une de ces langues.


PUBLICATION DES COMMUNICATIONS


Les meilleures communications présentées à la conférence seront publiés dans un livre consacré à cette conférence, après un processus rigoureux d'évaluation par les pairs.

 

LES PARTENAIRES


La conférence est organisée par le Bureau multipays de l'UNESCO de Bamako, en collaboration avec plusieurs partenaires, notamment l’UNICEF- Mali et le Réseau universitaire global pour les innovations (GUNI- Afrique. Les institutions ci-après seront invitées à collaborer à l'organisation de la conférence: le gouvernement du Mali, les secteurs, départements,  divisions, sections et Bureaux suivants de l’UNESCO : Secteurs des sciences naturelles, le secteur de l’éducation, le Département Afrique, la section de l’éducation en charge de l’éducation  scientifique, technologique et professionnel, Bureau régional de l'UNESCO pour la science et la technologie en Afrique, le Bureau régional de l'UNESCO pour l'éducation en Afrique, le Forum des femmes africaines éducatrices (FAWE),
l'Union africaine, ,l'Association pour le développement de l'éducation en Afrique (ADEA) - Groupe de travail sur l’enseignement des sciences et des mathématiques, l'Association des universités africaines (AUA), l’union monétaire et économique ouest africaine (UEMOA), le Centre international pour l’éducation des filles et des femmes en Afrique (CIEFFA), les chaires UNESCO sur les femmes en sciences et en technologie, l’Organisation des femmes scientifiques du Tiers monde, les associations professionnelles, les académies des sciences et les organisations non gouvernementales.

 

FORUM VIRTUEL DE DISCUSSION


Un forum virtuel de discussion sera organisé sur chaque sous-thème de la conférence afin de rassembler des informations et analyses  mises à jour sur ces sous –thèmes et dès lors de mettre à la disposition des auteurs des informations de base nécessaires pour leur permettre de préparer des contributions de qualité. Le rapport final du forum sera présenté à la conférence.

 

FRAIS D'INSCRIPTION


Tous les participants sont exemptés du paiement des frais d’inscription à la conférence. De façon générale, le comité d’organisation ne prend en charge ni les frais de voyage, ni les frais de séjour des participants. Cependant, des fonds limités seront mobilises pour assurer la participation de quelques spécialistes.


EXPOSITION

Un espace limité sera disponible pour l’exposition des publications et d’autres matériels lies à la conférence.

 

APPEL AUX COMMUNICATIONS


Des articles ou des « posters » sur des questions faisant partie des sous- thèmes décrits ci-dessus peuvent être soumis En LIGNE comme contributions à la conférence. Les personnes qui souhaitent présenter un article ou un « poster » à la conférence sont invitées à soumettre un résumé (en anglais ou en français) de 800 mots (soit deux pages de format A4, en interligne simple, y compris les tables et/ou les diagrammes et quelques références pertinentes) °avant le 30 avril 2009.


Les auteurs des résumés seront informés vers mi-
juin si leurs articles/posters ont été acceptés par le Comité du programme pour être présentés à la conférence. Les meilleures communications seront publiées après un processus rigoureux d’évaluation par les pairs. Des informations supplémentaires seront fournies après l’analyse des résumés.

 

LE SITE WEB DE LA CONFERENCE


Le site Web de la conférence pour l'inscription et les informations mises à jour se trouve à l’adresse : http://www.unesco-bamako.org/conferences

 

 

 

 

 


Pour de plus amples renseignements, prière contacter :

 

Professeur Juma Shabani

Directeur et Représentant

Bureau multipays de l’UNESCO de Bamako

j.shabani@unesco.org

 

Professor Peter Okebukola

President Global University Network for Innovation (GUNI) -Africa Region
Pro-Chancellor and Chairman, Governing Council, Crawford University
Igbesa, Ogun State, Nigeria
peter@okebukola.com.

Dr Kanyankore Marcel Rudasingwa

Représentant Résident

UNICEF Mali

Bamako

mrudasingwa@unicef.org